Retour sur les européeennes


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Retour sur les européeennes

Les instituts de sondage auront finalement préféré rester à bonne distance des plateaux télé le soir des élections européennes. Il faut dire qu’à part les deux premières listes arrivées en tête, ils se seront largement trompés sur les résultats de ce scrutin. Du score inespéré du parti des Écologistes au piètre résultat des Républicains et de la France Insoumise, rien ne se sera passé comme les sondages l’annonçaient. Faut-il pour autant en déduire un bouleversement irréversible du paysage politique comme tant d’observateurs l’affirment aujourd’hui avec la même assurance qu’hier, rien n’est moins sûr. Aux européennes de 1999, la liste conduite par Charles Pasqua devançait celle de Nicolas Sarkozy contraint de démissionner et qui, après la défaite de Edouard Balladur en 1995, semble alors définitivement promis à une retraite politique anticipée. D’ailleurs aux européennes de 2004, le parti socialiste écrase de nouveau la droite. Mais coup de théâtre, trois ans plus tard, celle-ci prend une revanche éclatante en portant Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Les européennes seraient-elles par nature défavorables à la droite ? Pas vraiment puisqu’en 2009, c’est elle qui l’emporte très largement sur le parti socialiste… avant de perdre les présidentielles trois ans plus tard. Et que dire des européennes de 2014 qui voient le FN humilier la droite sinon qu’elles n’ont rien à voir avec les municipales qui, la même année, accordent à la droite un succès sans précédent. De fait, historiquement, certains partis ont toujours connu des résultats bien meilleurs au niveau européen qu’aux niveaux national et local. Beaucoup l’ont oublié mais, en 2012, le parti d’extrême droite avait fait un meilleur score qu’aujourd’hui en atteignant 24,86% des suffrages aux européennes. Et pourtant, en dépit de cette performance, le parti de Marine Le Pen ne faisait que 4,88% deux ans plus tard, aux élections municipales. Même constat pour le parti des Écologistes. Aux élections législatives de 2017 par exemple, le parti écologiste n’a obtenu aucun poste de député alors qu’il disposait de 12 sièges depuis 2012. Même résultat décevant aux élections municipales de 2014 : au niveau national, les Verts n’ont obtenu que 1,16% des votes au premier tour et emporté qu’une seule ville au-dessus de 100 000 habitants. Comment expliquer un tel écart ? A tort ou à raison, les européennes sont considérées comme un scrutin sans grand enjeu. Qui plus est, la dimension écologique est déjà intégrée depuis plusieurs années par de nombreuses villes, quel que soit leur bord politique. Bois-Colombes n’échappe pas à la règle puisque l’environnement est une composante majeure de la politique municipale. Reste une inconnue, celui des chances du parti de la majorité présidentielle. Pourtant sur ce point aussi, il est peu probable que les scores soient aussi bons que celui des européennes. L’implantation locale du parti présidentiel est quasi nulle. Et pour percer en mars 2020, les obstacles restent particulièrement nombreux. Les élections municipales, où l’ancrage local du candidat est indispensable, sont bien différentes des élections nationales hyper médiatisées. Il existe un univers entre une joute sur un plateau télé et la confrontation des projets, au contact des électeurs, dans le cadre de réunions publiques, à l’épreuve des faits et de la proximité. La politique et les électeurs déjouent souvent les scénarios qui semblent écrits d’avance.

Tribune libre parue dans le journal de Bois-Colombes n°132


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