Encore plus d’efforts


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Les finances locales, en particulier celles de nos communes, sont très largement mises à contribution. Après le lourd prélèvement de 1,5 milliard d’euros initié par la loi de finances pour 2014, la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques pour les années 2014 à 2019 prévoit un prélèvement supplémentaire de 11 milliards d’euros sur trois ans. Incapable de réduire durablement les dépenses de l’État, le gouvernement a fait le choix de s’attaquer aux communes et, plus spécifiquement, à leurs capacités d’investissement. Une situation dangereuse qui inquiète de nombreux élus locaux.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que parallèlement, jamais les attentes de nos concitoyens et des acteurs économiques de nos communes n’ont été aussi fortes. Ces derniers souhaitent à juste titre que les acteurs publics poursuivent leur travail de gestion saine et rigoureuse des finances publiques tout en continuant à œuvrer pour l’amélioration de leur cadre de vie.

Les collectivités territoriales et plus spécifiquement les communes sont des acteurs essentiels et indispensables dans le soutien à l’investissement et à la croissance locale. Lorsqu’on sait que 60% de l’investissement public est porté par les seules communes, une diminution de ces investissements représente un risque inconsidéré et néfaste à la reprise de notre économie et au maintien d’un service public de proximité. Une baisse qui commence déjà à se ressentir comme l’atteste un rapport du Sénat publié en juillet dernier annonçant que 62% des communes avaient dû procéder à une contraction de leurs dépenses d’investissement pour 2015.

Malgré les contraintes financières qui pèsent toujours plus sur le budget de Bois-Colombes, notre ville a fait le choix de maintenir ses investissements. Nous souhaitons poursuivre notre effort pour offrir à nos concitoyens un service public proche, moderne, réactif et adapté à leurs besoins. Dans ce contexte difficile, nous avons opté pour la poursuite des travaux de rénovation et d’embellissement de nos quartiers, de nos équipements publics, scolaires, sportifs et culturels…

C’est grâce à une gestion saine et pragmatique de nos finances que nous pouvons concrétiser ces projets et miser sur l’avenir de notre ville. Mais cet équilibre est précaire et Bois-Colombes doit désormais faire preuve d’inventivité et de réalisme.

Bien évidement, les collectivités locales ont le devoir de participer activement à la réduction de la dette publique. Elles ne veulent pas s’y soustraire. Mais les communes doivent déjà supporter les réformes non financées du gouvernement, comme celle des rythmes scolaires, compensée à hauteur de 400 millions d’euros, pour un coût réel estimé entre 1,1 et 1,2 milliard d’euros. L’asphyxie est proche. Nos communes, dont le rôle au plus proche des citoyens est fondamental, méritent plus de considération de la part du gouvernement !

Tribune libre parue dans le journal de Bois-Colombes n°115


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