Égalité des sexes : une dynamique à poursuivre


|


Égalité des sexes : une dynamique à poursuivre

Le 8 mars prochain, nous célébrerons la journée internationale de la femme. Cette journée est notamment l’occasion de rappeler les inégalités entre les hommes et les femmes, et tout spécialement dans le milieu professionnel. Les chiffres restent encore édifiants : selon l’Insee, en équivalent temps plein et pour le même poste, les femmes touchent 18,5 % de moins que les hommes. Un écart que rien ne justifie. Au-delà des écarts salariaux, les femmes connaissent de nombreuses autres entraves et discriminations dans leur carrière et sur leur lieu de travail ; comme des difficultés pour accéder aux postes de direction ou encore des remarques sexistes. La situation n’est pas identique dans le secteur public et dans le secteur privé. Même si les deux doivent progresser, le public a fait des efforts tandis que le privé a une marge de progression plus importante. Par exemple, en 2015, le salaire net des femmes dans la fonction publique est inférieur de 13,1% à celui des hommes. Cet écart de rémunération est moins important que celui mesuré dans le secteur privé (écart de 18,5%).

Dans le public, l’égalité des femmes et des hommes a connu des avancées majeures. Elles ont notamment été portées par la loi, avec une hausse continue de la féminisation de l’encadrement supérieur. La représentation des femmes s’est ainsi considérablement accrue dans la catégorie A depuis 2004. La sphère publique a sans aucun doute aussi bénéficié de l’obligation de parité dans les listes électorales, qui a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble des administrations. 

Nous souhaitons bien entendu que la dynamique puisse se poursuivre pour atteindre les objectifs en matière d’égalité des sexes. La loi n’est pas le seul levier, l’évolution des mentalités et de la culture dans l’administration est aussi un élément important sur lequel il est nécessaire de travailler. 

Dans le secteur privé, des progrès existent bien entendu avec des entreprises exemplaires qui mettent tout en œuvre pour favoriser l’égalité. Malgré ces points positifs, les progrès sont encore très lents, notamment dans l’accès aux postes à responsabilité. En janvier, le groupe français Vinci a, pour la première fois, intégré une femme à son comité de direction. En 2019, Total, Hermès, Airbus ou Axa ont multiplié par deux le nombre de représentantes du « sexe faible » dans leur direction : il est passé de 1 à 2 … C’est peu dire que le chemin reste encore long. A titre d’exemple, les entreprises du CAC 40 ne sont dirigées que par des hommes. Là aussi, les changements passeront par de la sensibilisation et des actions concrètes pour faire évoluer les mentalités et éviter des dérives, qui sont bien trop nombreuses. 

L’engagement de tous pour œuvrer en faveur de l’égalité des sexes est une nécessité. Les pays nordiques, exemplaires en la matière, nous montrent que c’est tout à fait possible. En Islande, par exemple, près de 40% des postes de direction sont occupés par des femmes et la loi oblige les entreprises à prouver qu’elles rémunèrent de la même manière un homme et une femme. 

En Suède aussi, les résultats sont très positifs, 52% des ministres sont des femmes. Si ces pays ont réussi, c’est aussi et surtout parce que toute le monde a pris ses responsabilités et fait sa part du travail. Il n’y a aucune raison ni excuse qui ferait que nous ne puissions pas y parvenir en France.

Tribune libre parue dans le journal de Bois-Colombes n°135


Retour sur la campagne municipale


Le bilan de Yves Révillon
Notre bilan
La lettre d'Yves Révillon
Notre lettre
Le projet de Yves Révillon
Notre projet
Bois-Colombes Ensemble
Notre équipe
Bois-Colombes Ensemble Bois-Colombes Ensemble

Continuons de vivre heureux à Bois-Colombes

Avec Yves Révillon