Après la stupéfaction


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En ce début d’année 2015, la France a été victime d’une attaque terroriste sans précédent. Des journalistes ont été assassinés parce qu’ils exerçaient leur liberté d’expression. Des policiers ont été assassinés parce qu’ils protégeaient leurs concitoyens. Des anonymes ont été assassinés parce qu’ils étaient juifs. D’autres parce qu’ils étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Tous ces meurtres nous ont profondément bouleversés. Ils nous concernent tous car, à travers eux, ce sont nos valeurs qui ont été visées : notre liberté, notre sécurité et notre laïcité. A travers eux, c’est la France qui a été attaquée, notre démocratie et notre République.

Face à ces actes odieux, il n’y a qu’une réponse : faire face en se rassemblant. Il faut refuser la peur, refuser la violence et faire preuve de fermeté face à l’extrémisme et l’obscurantisme. Dans le passé, nous nous sommes toujours unis face à la menace. Le 11 janvier, nous l’avons fait de nouveau : plus de 4 000 000 de Français se sont rassemblés, au- delà des clivages politiques, sociaux ou religieux, pour affirmer d’une même voix la détermination de la France face au terrorisme. Cette unité, cette fermeté et cette détermination doivent continuer à guider nos actions demain.

Désormais, nous attendons une réaction forte de l’État à l’encontre des réseaux djihadistes, qui sèment la terreur et la haine à travers le monde. En parallèle, il est également indispensable que tous, en tant que citoyens, nous tirions des enseignements des évènements des 7, 8 et 9 janvier.

Nous sommes aujourd’hui à un moment crucial de notre Histoire. Notre démocratie est attaquée dans ses fondements. Si nous voulons préserver notre vivre-ensemble et garantir l’épanouissement de chaque individu, nous devons prendre nos responsabilités et agir, chacun à notre niveau, contre les maux qui rongent notre société.

La racine de ces maux, c’est l’affaiblissement du civisme, le manque de respect dont certains font preuve à l’égard de notre pays, de nos institutions et de nos concitoyens. L’exemple le plus flagrant de ces derniers jours, ce sont ces élèves, qui, dans certains établissements, ont refusé de respecter la minute de silence. Le civisme, le vivre-ensemble, nous en sommes tous les dépositaires. Chacun à notre manière, nous devons le préserver et lui redonner un sens.

Nous devons aussi affirmer haut et fort les valeurs et les principes de notre République. Des valeurs qui fondent notre société, des valeurs qui nous permettent de coexister harmonieusement : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Ces valeurs, il n’y a qu’une seule manière de les défendre, et c’est avec les armes de la démocratie, de l’éducation, de la raison, de la réflexion, du débat d’idées dans le respect de l’autre. L’écoute et la tolérance doivent revenir au cœur de notre vie publique. C’est ainsi que chacun, à notre niveau, nous pourrons véritablement rendre hommage aux victimes innocentes des 7, 8 et 9 janvier.

En cette année qui commence, souhaitons que de l’épreuve que nous avons subie, notre esprit civique et notre volonté de vivre-ensemble sortent renforcés.

Tribune libre parue dans le journal de Bois-Colombes n°110


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